«Les femmes ne passent pas leur vie à être inspirantes. Elles peuvent être fatiguées, drôles, injustes, brillantes, maladroites, cruelles, tendres, perdues… Le cinéma devient plus intéressant quand il arrête de leur demander d’être des symboles stéréotypés»
Fille de Melanie Griffith, l’héroïne de Working Girl, et de Don Johnson, le flic magnétique de Miami Vice, petite-fille de Tippi Hedren, l’inoubliable blonde qui obsédait Alfred Hitchcock, elle aurait pu se laisser porter par un héritage cousu d’or. Révélée par le raz-de-marée Cinquante Nuances de Grey, Dakota a toujours refusé de capitaliser sur l’image que le monde lui avait collée sur la peau. Elle a choisi l’écart : des rôles troubles, des femmes indociles, des héroïnes qui n’attendent la permission de personne.
Avec Verity, adaptation du best-seller de Colleen Hoover réalisée par Michael Showalter, elle trouve un terrain de jeu idéal. Elle y incarne Lowen, une jeune écrivaine engagée pour terminer l’œuvre d’une romancière à succès devenue incapable d’écrire. Mais, lorsqu’un manuscrit secret refait surface, tout vacille : les vérités se fissurent, les apparences mentent, les certitudes partent en fumée. Passionnée de littérature, fondatrice du TeaTime Book Club et productrice avisée toujours en quête d’histoires fortes, Dakota aime les récits qui happent et vous entraînent. Face à nous, l’actrice joue cartes sur table. Elle parle de son héritage, de la célébrité, du regard posé sur le corps des femmes, des critiques qui blessent, de Hollywood qui fascine autant qu’il broie. Libre, directe, l’actrice à la frange faussement sage ne cherche pas à arrondir les angles. C’est précisément ce qui la rend si décoiffante.
Verity a été un phénomène littéraire, avec des millions de lecteurs et une communauté de fans passionnée. Est-ce stimulant ou, au contraire, un peu intimidant ?
DAKOTA JOHNSON. C’est très stimulant de rejoindre un projet qui a eu un tel impact auprès des lecteurs. Il y a une attente, presque une obsession autour de cette histoire. Mais il ne faut pas se laisser influencer. Il faut oublier tout ce bruit autour du livre et revenir à l’essentiel. A savoir la psychologie des personnages. Mon job, c’est d’entrer dans les troubles ressentis par Lowen et de rendre cette expérience aussi intense et ambiguë que possible. Ce que j’aime, dans Verity, c’est son caractère imprévisible. On croit entrer dans une histoire assez classique : une jeune écrivaine, Lowen, accepte de poursuivre l’œuvre d’une romancière ultra-célèbre (jouée par Anne Hathaway), puis, très vite, quelque chose se dérègle, se grippe : la maison, le couple, le manuscrit… tout devient suspect. C’est sombre, assez inquiétant, mais aussi très addictif.
J’aime me laisser absorber par un livre, oublier tout ce qui se passe autour de moi et avoir envie de tourner les pages sans m’arrêter. Verity possède cette qualité. C’est une histoire qui vous entraîne dans quelque chose de profondément perturbant. Chaque chapitre remet en question ce que l’on croyait comprendre. Nous avons recréé ça dans le film !
Etes-vous le genre d’actrice qui prépare tout ?
Je prépare beaucoup, mais le but est justement de pouvoir oublier. Si vous arrivez sur le plateau en vous regardant jouer votre préparation, la scène meurt. Il faut connaître le personnage assez profondément pour ne plus avoir à y penser.
Vous vous dites donc : « Ce personnage-là, je ne sais pas encore comment le jouer, donc il m’intéresse » ?
Oui ! Quand la psychologie d’un personnage est trop formatée, je m’ennuie un peu. J’aime quand il y a une résistance, une contradiction, une petite opacité. Si je ferme le scénario avec plus de questions que de réponses, c’est souvent bon signe.
Qu’est-ce qui vous fascine le plus chez les personnages imparfaits : leurs failles, leurs contradictions ?
Le fait qu’ils ressemblent à des êtres humains ! Les personnages parfaits sont rarement vivants. Les gens réels sont contradictoires, parfois magnifiques et insupportables. Ils veulent une chose, en font une autre, regrettent, recommencent. Je n’ai pas besoin d’aimer un personnage pour avoir envie de le jouer. J’ai besoin de croire qu’il existe.

Dakota Johnson ©A.M.P.A.S
Votre nom est associé à deux immenses stars, Melanie Griffith et Don Johnson. Cet héritage a-t-il été pour vous un passeport, ou quelque chose qu’il a fallu apprivoiser ?
Les deux à la fois. Ce serait malhonnête de dire qu’une telle ascendance n’ouvre aucune porte. Mais une porte ouverte ne fait pas une carrière. A un moment, il faut arrêter de se défendre d’être la fille de quelqu’un et commencer à devenir soi-même.
On vous a souvent rangée dans la catégorie des « fils et filles de ». Pas trop agacée ?
Je comprends pourquoi cette polémique existe. Il y a des privilèges réels, et je ne vais pas prétendre que j’ai grandi dans une grotte, loin du cinéma, en découvrant Hollywood par hasard… Mais l’étiquette devient vite réductrice, voire caricaturale. Un nom peut attirer l’attention, mais il ne joue pas une scène pour vous. Il ne vous protège pas du ridicule, ni d’un mauvais choix, ni de la solitude qu’on peut ressentir dans ce métier. A la fin, il faut toujours beaucoup travailler.
Vos parents ont tenté de vous protéger de ce métier ?
Oui, bien sûr. Ils savaient que le cinéma peut être merveilleux, mais aussi extrêmement dur. Ils connaissaient les moments d’euphorie, les refus, l’attente, les jugements absurdes, cette façon qu’a l’industrie de vous aimer beaucoup, puis de vous oublier très vite. Ils ne voulaient pas me vendre un conte de fées. Je crois qu’ils espéraient surtout que j’entre dans ce métier les yeux ouverts. Ce qui est assez amusant, parce qu’on entre rarement à Hollywood les yeux complètement ouverts. Sinon, peut-être qu’on n’y entrerait pas.
Quand on grandit au milieu des caméras, le cinéma devient-il une vocation ou une fatalité heureuse ?
Je ne sais pas si c’était une fatalité, mais c’était certainement le quotidien de mon enfance. Le cinéma était partout : dans les conversations, dans les voyages, dans les silences aussi. Pour moi, ce n’était pas un monde inaccessible, c’était presque une langue familiale. Cela ne veut pas dire que j’ai pensé : “Je serai actrice, évidemment.” C’était plus diffus. J’observais les adultes inventer des vies, disparaître dans des personnages, revenir d’un tournage transformés. A force, j’ai compris que ce métier n’était pas seulement un décor autour de moi. C’était quelque chose qui m’appelait. Et puis mes parents ont divorcé, avec tout ce que cela implique quand cela se retrouve aussi dans les médias. Je me réfugiais beaucoup dans les films, notamment Mary Poppins et Maman, j’ai raté l’avion !.
Vous avez grandi dans les hôtels, au gré des tournages. Ces lieux ont-ils façonné votre imaginaire ?
Enormément. Mon frère et moi explorions les couloirs des hôtels dès notre arrivée. Nous repérions les chambres, les ascenseurs, les endroits interdits, puis on courait partout comme si c’était notre nouvelle maison. Pour moi, les hôtels n’étaient pas seulement des lieux de passage. Ils étaient des décors, des refuges, des terrains de jeu. Ils avaient quelque chose de très cinématographique avant même que je sache exactement ce que cela voulait dire.
Votre grand-mère, Tippi Hedren, a travaillé avec Alfred Hitchcock. Avez-vous parlé avec elle de cette période pas évidente pour les femmes ?
Pas de printemps pour Marnie est, je crois, l’un des films les plus incroyables jamais réalisés. Mais la relation de ma grand-mère avec Hitchcock a été éprouvante. Aujourd’hui, nous vivons une période où les femmes peuvent parler plus ouvertement de la manière dont elles ont été traitées à Hollywood, des abus de pouvoir, du harcèlement, de la violence… Ce que ma grand-mère a vécu avec Hitchcock s’inscrit dans cette histoire-là. A l’époque, les actrices signaient des contrats avec des studios, elles étaient liées pendant des années et leur liberté était très limitée. Ma grand-mère était une femme très courageuse, très ferme, avec beaucoup de respect pour elle-même. Parce qu’elle a refusé d’entrer dans une relation qu’elle ne voulait pas, il lui a pourri la vie, brisé sa carrière. C’est terrible.
Un bon tournage commence-t-il d’abord par un climat de bienveillance ?
C’est évident ! Le mythe du génie tyrannique m’ennuie profondément. On peut faire du grand cinéma sans humilier les gens. On peut chercher quelque chose d’intense, de vrai, de dangereux même, sans créer un environnement toxique. La bienveillance ne rend pas les acteurs paresseux. Au contraire, elle leur permet d’aller plus loin. Quand on n’a pas peur d’être écrasé, on peut vraiment essayer des choses.
Après Cinquante Nuances, votre vie a basculé. Qu’est-ce qui a changé ?
Déjà, j’ai commencé à donner beaucoup plus d’interviews… Une réalité très concrète. On m’arrête aussi davantage dans la rue. Puis, j’ai eu accès à des gens que j’admirais depuis longtemps. Je pouvais m’asseoir à côté d’eux, travailler avec eux, être invitée dans des conversations auxquelles je n’aurais peut-être pas eu accès. Mais personne ne cherche vraiment à devenir célèbre, en tout cas pas moi. Personne n’a envie d’être pointé du doigt en permanence. Nous ne sommes pas des phénomènes de foire. Nous sommes des acteurs, des actrices, des gens qui essaient de partager des émotions, de raconter des histoires, de créer une distraction pour le public. Quand quelqu’un me dit que je suis une “star”, j’ai souvent l’impression qu’il parle d’une autre personne. Et franchement, qui aime être photographié chaque jour ? Tenter d’échapper à l’insistance de certains paparazzis, ce n’est pas une vie.
Avant la célébrité, il y a eu les auditions, les refus, les attentes… Que gardez-vous de ces années où il fallait encore convaincre ?
Un mélange étrange d’humilité et d’acharnement. Les auditions sont des moments très particuliers : vous donnez quelque chose d’intime dans une pièce souvent froide, devant des gens qui regardent leur montre ou leur téléphone. Puis vous rentrez chez vous et vous attendez. C’est violent, mais cela vous apprend une chose essentielle : ne pas disparaître après un refus. Continuer. Revenir. Réessayer. C’est peut-être la première vraie formation d’un acteur.
Quelles étaient vos raisons d’accepter Cinquante Nuances de Grey, et quelles étaient vos hésitations ?
Mes hésitations venaient surtout de l’ampleur du projet. Je savais que les livres étaient très connus, que le film serait regardé, commenté, jugé. C’était une exposition énorme, surtout pour quelqu’un qui n’était pas encore mondialement connu. Mais ce qui m’a intriguée, ce n’était pas seulement le côté sulfureux. C’était l’histoire d’amour, le parcours d’Anastasia, son rapport au désir, au pouvoir, à elle-même. Je ne voulais pas toujours être considérée comme la fille de ma mère ou la fille de mon père. Toute personne qui suit la carrière de ses parents a envie, à un moment, de casser son image. Ce rôle représentait un risque, mais aussi une possibilité de me définir par mon propre travail.
Vous en avez parlé avec votre famille avant d’accepter ?
Pas vraiment comme on demande une permission. Je n’ai pas dit : “Qu’en pensez-vous ? Est-ce que je dois le faire ?” Ce n’est pas comme cela que je fonctionne. Une fois qu’ils ont su que j’avais signé, ma mère et ma grand-mère m’ont soutenue. Elles ont très bien compris que ce n’était qu’un rôle et que je n’allais pas jouer ce genre de personnage toute ma vie. Quand on regarde leurs carrières, elles ont elles aussi incarné des femmes très fortes, très sensuelles, parfois très exposées. Elles savaient faire la différence entre une actrice et un personnage. Mon père, lui, est très protecteur, comme beaucoup de pères avec leurs filles. Mais il ne m’a pas jugée. Il a compris que j’avais envie de le faire et que rien ne m’arrêterait vraiment.
La trilogie a été adorée, moquée, parfois violemment critiquée. Comment traverse-t-on une telle tempête médiatique à 25 ans ?
Pas toujours bien. Au début, on apprend à ne pas tout lire, puis on lit quand même. On apprend ensuite à dire qu’on s’en moque, puis on réalise qu’on ne s’en moque pas complètement. Mais il faut distinguer la critique d’un film de la critique de soi. Sinon, tout devient personnel, et c’est invivable. Avec le temps, j’ai compris qu’un phénomène culturel appartient au public autant qu’à ceux qui l’ont fabriqué.
Qu’est-ce que cette exposition brutale vous a appris sur la célébrité et, surtout, sur la nécessité de garder une part de soi hors champ ?
Elle m’a appris que la célébrité, ce n’est pas seulement être reconnu dans la rue. C’est aussi perdre une partie du contrôle sur vous-même. Des inconnus vous attribuent des intentions, des émotions, une personnalité. Ils construisent une Dakota qui n’est pas forcément moi. Alors, oui, il faut garder des choses hors champ. Tout ne doit pas devenir matière publique. Sinon, il ne reste plus rien à soi.
Avant de tourner cette saga, étiez-vous particulièrement intéressée par l’érotisme, la littérature, l’art ?
J’ai une passion pour l’architecture. J’aime la manière dont les formes, les matériaux, les volumes racontent une époque. Je m’intéresse beaucoup aux maisons des années 1950. J’ai eu la chance d’en acheter une et de la garder presque dans son état d’origine. Il y a quelque chose de très sensuel dans une maison bien pensée. L’architecture, ce n’est pas seulement un décor, c’est une manière de vivre, de circuler, de respirer… J’avais lu Bukowski, et d’autres textes où le désir, le corps, la sexualité étaient très présents. Mais je crois que je suis encore plus sensible à la peinture. Egon Schiele, par exemple, m’a toujours fascinée par sa manière de regarder le corps féminin. Il y a chez lui quelque chose de cru, de fragile, de très inconfortable parfois, mais aussi de profondément humain. L’érotisme m’intéresse lorsqu’il révèle quelque chose d’une personne, pas lorsqu’il est seulement décoratif.
On vous a souvent interrogée sur la nudité. Quelle place lui accordez-vous dans votre métier ?
La nudité ne me pose pas de problème lorsqu’elle est justifiée. Se déshabiller simplement pour attirer l’attention ou créer du buzz, je trouve cela assez consternant. Mais lorsque cela dit quelque chose d’un personnage ou d’une situation, je n’y vois pas d’inconvénient. Le corps humain est l’une des choses les plus belles qui existent, et le corps féminin en particulier possède une puissance incroyable. Je n’ai jamais eu honte de mon corps. J’aimerais que davantage de femmes puissent se sentir libres avec le leur. Malheureusement, il y a des canons de beauté imposés par les magazines, le cinéma aussi parfois, et cela peut abîmer la manière dont les femmes se regardent. Les femmes au cinéma ont longtemps dû être aimables ou désirables… Quand je lis dans un scénario qu’un personnage féminin n’a pas besoin d’être parfaite, séduisante, exemplaire ou facile à comprendre, je respire. Les femmes ne passent pas leur vie à être inspirantes. Elles peuvent être fatiguées, drôles, injustes, brillantes, maladroites, cruelles, tendres, perdues. Le cinéma devient plus intéressant quand il arrête de leur demander d’être des symboles stéréotypés !
« La nudité ne me pose pas de problème lorsqu’elle est justifiée. Le corps humain est l’une des choses les plus belles qui existent, et le corps féminin en particulier possède une puissance incroyable. Je n’ai jamais eu honte de mon corps »
Qui vous a donné cette confiance ?
Ma mère et ma grand-mère. J’ai grandi au contact de deux femmes qui n’avaient pas honte de leur corps, ni de leur sensualité, ni de leur force. Elles m’ont montré, chacune à leur manière, qu’il n’y avait rien de répréhensible à exister pleinement et à ne pas s’excuser d’être une femme. Cela ne veut pas dire qu’on échappe aux doutes. Mais cela donne une base, une forme de liberté intérieure. Woody Allen a dit : “Les femmes ont besoin d’amour pour donner du sexe, les hommes ont besoin de sexe pour donner de l’amour”… Je trouve cela un peu caricatural. La société a évolué, même aux Etats-Unis, où la sexualité reste encore pleine de tabous. Les femmes ne sont pas uniquement du côté du sentiment, les hommes uniquement du côté du corps. C’est beaucoup plus complexe, heureusement. Et si la notion d’orgasme existe, je suppose que ce n’était pas seulement pour les hommes. Les femmes ont un rapport au plaisir qui mérite d’être pris aussi au sérieux que celui des hommes.
Vous donnez l’impression de regarder Hollywood avec un demi-sourire. Est-ce votre manière de garder votre lucidité ?
Peut-être. Hollywood est un endroit extraordinaire, mais il peut aussi être profondément absurde. Si vous prenez tout trop au sérieux, vous êtes perdu. Il faut garder un certain décalage, une distance ironique, sinon on finit par croire que les tapis rouges sont la vraie vie. Ce n’est pas la vraie vie. Ce sont des tapis, très éclairés, sur lesquels tout le monde essaie de ne pas glisser. Je fais partie de cette industrie, je l’aime, je lui dois énormément, mais cela ne veut pas dire que je dois croire à toutes ses règles, ni à toutes ses vanités. Hollywood adore fabriquer des images, y compris des images de vous-même. Le danger, c’est de finir par les habiter. J’essaie de travailler dans ce monde sans lui donner le droit de me définir.
Votre franc-parler est devenu l’une de vos signatures. Est-ce un réflexe, une défense, ou simplement une impossibilité de jouer le jeu complètement ?
Je crois que j’ai du mal à fabriquer une réponse parfaite quand ce n’est pas ce que je ressens. Ce n’est pas une stratégie, et parfois cela me joue des tours. Il y a une fatigue à devoir toujours être lisse, enthousiaste, reconnaissante. Bien sûr que je suis reconnaissante. Mais je suis aussi humaine. Je peux être fatiguée, sceptique, amusée, gênée. Et mon visage, malheureusement ou heureusement, a tendance à l’annoncer avant moi.
Est-ce qu’en avançant dans votre carrière, vous avez compris que savoir dire non pouvait être aussi important que savoir dire oui ?
Au début, dire oui semble vital. On a peur que chaque refus ferme une porte pour toujours. Puis on comprend qu’un mauvais oui peut coûter plus cher qu’un non. La liberté, dans ce métier, c’est de pouvoir attendre, choisir, se tromper parfois, mais se tromper selon son propre instinct. Dire non n’est pas du luxe. C’est parfois une manière de se respecter.
Propos recueillis par Franck Olivier Rousseau
«Verity», de Michael Showalter, en salle depuis le 30 septembre
Image principale: © Andrea Raffin / Alamy Stock Photo
À lire aussi: Le récit détaillé de la vie géniale d’Antonin Baudry
