Cet été à Paris, direction les musées pour échapper à la canicule. C’est l’occasion parfaite pour voyager dans le temps à travers trésors nationaux, clichés de guerre ou encore silhouettes iconiques.
Gianni Versace
Un parcours immersif qui retrace l’univers flamboyant et visionnaire du créateur italien Gianni Versace, entre glamour et sensualité. Près de 450 pièces, silhouettes, accessoires, croquis et images d’archives montrent l’étendue de son inspiration : de l’Antiquité au baroque, en passant par le pop art.
MUSÉE MAILLOL. Gianni Versace. Rétrospective. 61 rue de Grenelle, Paris VIIe. Jusqu’au 6 septembre 2026.

Exposition Gianni Versace. Rétrospective ©Siese Veenstra
La mode en majesté
Le musée présente les garde-robes royales, mettant en avant les huit formats de costumes traditionnels thaïlandais conçus par Sa Majesté la reine Sirikit. L’exposition met en lumière un dialogue culturel et artistique unique : plus de trente années de collaboration entre Sa Majesté la reine Sirikit et le créateur Pierre Balmain, prolongé par les maisons Balmain et Lesage.
MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS. La mode en majesté. Haute couture et tradition à la cour de Thaïlande. 107 rue de Rivoli, Paris Ier. Jusqu’au 1er novembre 2026.

La mode en majesté – Queen Sirkit Balmain 1960
Silla : l’or et le sacré
A travers un ensemble exceptionnel de pièces, dont plusieurs trésors nationaux, cette exposition consacrée au royaume de Silla (57 av. J.-C.-935 apr. J.-C.) dévoile un moment majeur de l’histoire coréenne. Elle explore les liens étroits entre pouvoir, spiritualité et création.
MUSÉE GUIMET. L’or et le sacré. 6 place d’Iéna, Paris XVIe. Jusqu’au 31 août 2026.

ⓒ Gyeongju National Museum
Fragile beauté
On découvre la collection de photographies du chanteur anglais Elton John et de son époux, David Furnish, qui rassemble plus de 7 000 tirages, parmi lesquels figurent de nombreuses œuvres majeures de l’histoire de la photographie : on retrouve Robert Mapplethorpe, Harley Weir, Irving Penn, Diane Arbus … ainsi qu’une installation de 149 tirages de Nan Goldin tirés de sa série Thanksgiving.
JEU DE PAUME. Fragile beauté. 1 place de la Concorde, Paris Ier. Jusqu’au 27 septembre 2026.

Eve Arnold
Kourtney Roy
Les photographies très colorées, aux mises en scène cinématographiques, de Kourtney Roy évoquent l’imaginaire des vacances. L’événement offre un regard croisé, artistique et économique, sur les paradoxes du tourisme mondialisé : ses promesses d’évasion autant que ses impacts écologiques, humains et économiques.
LA CITÉ DE L’ÉCONOMIE. Kourtney Roy. All inclusive. 1 place du Général-Catroux, Paris XVIIe. Jusqu’au 20 septembre 2026.

Sorry, No vacancy n°10, 2017
Paul Huet
Une mise en lumière de l’œuvre du peintre paysagiste Paul Huet (1803-1869) à travers le motif du ciel, du plus serein au plus tourmenté. Précurseur du paysage romantique et souvent qualifié de «préimpressionniste», il y exprime la puissance de la nature en jouant sur les atmosphères et les contrastes de lumière. Ses toiles dialoguent avec celles de Delacroix, Rousseau, Michel, Isabey, Courbet ou Flandrin, permettant de mieux apprécier sa singularité. L’exposition accompagne la récente réouverture du Musée de la vie romantique, après dix-sept mois de travaux.
MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE. Face au ciel. Paul Huet en son temps.16 rue Chaptal, Paris IXe. Jusqu’au 31 août 2026.

Paul Huet, La Laïtia à marée haute, 1865, Quimper, Musée des Beaux-Arts, ⓒ GrandPalaisRmn, Mathieu Rabeau
Robert Capa
De la guerre d’Espagne au débarquement en Normandie, de la libération de Paris à sa mort en Indochine, Robert Capa a incarné le mythe du reporter de guerre et révolutionné le photojournalisme, seulement armé de son appareil, témoin engagé, prêt à couvrir tous les combats.
MUSÉE DE LA LIBÉRATION DE PARIS. Robert Capa.
Photographe de guerre. 4 avenue du Colonel-Rol-Tanguy,(place Denfert-Rochereau), Paris XIVe. Jusqu’au 20 décembre 2026.

Robert Capa
Sandra Hirth
À lire aussi: Le récit détaillé de la vie géniale d’Antonin Baudry
