Cet été, elle retrouvera Tom Holland dans le nouveau Spider-Man (sortie en France en juillet 2026). Mais à la différence de celui qui partage sa vie autant que l’affiche, Zendaya puise son énergie ailleurs. Ses véritables pouvoirs s’expriment dans cette aptitude singulière à toucher les cœurs sans jamais s’imposer, à inspirer sans jamais dicter. Une héroïne moderne, sans masque, sans cape, sans artifice, qui irradie par la seule puissance de son authenticité.
Fille d’Oakland, élevée entre courage, curiosité et résilience, Zendaya s’est façonné un destin à contre-courant. Elle n’a jamais couru après les sunlights tapageurs ; elle a appris à les dompter. Rien n’a été facile. Tout a été mérité. Aujourd’hui, elle incarne la relève d’un Hollywood plus conscient, plus inclusif. Zendaya ne revendique pas d’être un modèle : elle préfère être un miroir. Celui d’une génération qui s’interroge, qui cherche et qui se cherche, mais qui avance. A l’écran comme dans la vie, elle prouve qu’on peut transformer la timidité en force tranquille. Et c’est peut-être là, finalement, que s’exprime sa véritable magie, dans cette humilité qui désarme. Elle n’a pas le cynisme de sa génération, mais en partage la lucidité. Et c’est sans doute ce mélange rare – une maturité précoce et une soif d’émerveillement intacte – qui fait d’elle une icône de son temps. Dans un monde qui confond souvent lumière et éclat, Zendaya Maree Stoermer Coleman rappelle que la vraie lumière vient de l’intérieur.
Quel est votre super-pouvoir dans la vraie vie ?
ZENDAYA. Je dirais ma capacité à tisser des liens avec le public. C’est invisible, mais puissant. Grâce à ça, beaucoup de gens se reconnaissent en moi, dans mes rôles ou dans mes valeurs. C’est une forme de pouvoir qui demande une vraie responsabilité. Je n’ai peut-être pas la force de lancer des fils ni de bondir d’un gratte-ciel à l’autre, mais si je peux inspirer quelqu’un à croire en lui-même, à se dépasser, alors c’est déjà une belle forme d’héroïsme, non ? (Rires.)
Quel autre talent aimeriez-vous avoir ?
(Sourire.) Savoir cuisiner ! Je suis végétarienne, mais je ne maîtrise que quatre recettes… Si je m’en donnais la peine, je suis sûre que je pourrais préparer des plats comestibles sans mettre le feu à la cuisine et sans que celles ou ceux qui absorbent mes plats meurent sur-le-champ ! Mais bon, à mon jeune âge, vous n’avez pas tellement envie de passer des heures le nez dans des livres de recettes. Du coup, je suis devenue la reine de la commande ! Vous tapez sur une appli et, une demi-heure plus tard, on vous livre à la maison ! Il faut que je vous fasse un aveu : qui dit cuisine sous-entend vaisselle et nettoyage ! Moi, je veux bien manger, mais les tâches ménagères, non merci !

La saga Spider-Man raconte l’histoire d’ados qui cherchent leur place dans un monde plein de pièges. J’ai l’impression que vous ressemblez à votre personnage : réservée, plus en quête d’authenticité que de popularité.
Pas faux ! Plus jeune, j’étais incroyablement timide. J’étais cette petite fille qui se cachait derrière les jambes de ses parents. J’ai même dû refaire deux fois la maternelle, simplement parce que je n’osais pas poser des questions en classe. Quand je ne comprenais pas, je me taisais… J’étais tétanisée à l’idée de demander de l’aide, et, forcément, ça a freiné mon apprentissage. Mes parents ont tout essayé pour m’aider. Ils ont participé à des séminaires sur la timidité et ont fini par comprendre qu’il fallait me pousser à oser. J’ai essayé le sport, la danse, des tas d’activités… En y prenant goût, la plupart du temps. Ces expériences m’ont permis de sortir de ma coquille.
Timide, vous l’êtes encore aujourd’hui ?
Je le suis toujours ! C’est juste que je le montre moins et que je sais mieux le cacher ! (Rires.)
Vous déclarez souvent dans vos interviews que vos parents se sont sacrifiés pour vous…
J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont toujours cru en mes rêves, même si, sur le plan financier, ce n’était pas évident. Mon père a fini par arrêter de travailler, épuisé par les allers-retours incessants entre Oakland et Los Angeles. Ma mère était enseignante. Inutile de préciser que notre compte en banque n’a jamais été très garni ! On tirait vraiment le diable par la queue. Il arrivait qu’on reçoive une convocation pour une audition à la dernière minute : on sautait dans la voiture, six heures de route, puis retour à l’école dès l’aube. Je faisais mes devoirs dans la voiture. Parfois, je dormais chez ma sœur à Los Angeles, sur un matelas gonflable dans le salon. Quand j’ai décroché mon premier rôle, mon père et moi avons déménagé à Los Angeles. Ma mère, elle, est restée à Oakland, où elle cumulait deux emplois, le théâtre et l’école, jusqu’à ce que nous puissions enfin nous réunir tous ensemble à L.A. Elle faisait tout pour que je puisse me consacrer à ma carrière. L’argent que je gagnais, elle le mettait de côté, hors de question d’y toucher. Nous vivions dans un petit appartement, mon père et ma mère ne s’offraient jamais rien. Leur seule priorité, c’était moi et ce rêve qu’on portait ensemble. Une période folle, exigeante, mais remplie d’amour et d’une détermination sans faille.

Vous êtes la plus belle des ambassadrices d’Oakland ?
Je suis née et j’ai grandi à Oakland, dans un quartier dur. Aujourd’hui, c’est différent. Le coin s’est embourgeoisé ! C’est devenu un lieu de brassage. Je pense que le melting-pot est une bonne chose, car il donne naissance à des personnes plus ouvertes et plus créatives ! Dans les arts, la cuisine, la culture, la politique, la littérature, dès que vous avez des origines diverses, vous offrez quelque chose en plus. Ce petit quelque chose qui permet de vous distinguer. Chaque fois que je passe une audition et que les casting directors me demandent d’où je viens et que je réponds “Oakland”, les visages s’illuminent.
Vous pensez que la mode et le fait d’être autant exposée aujourd’hui sur les tapis rouges et les affiches vous ont permis d’être moins inhibée ?
La mode est un vecteur et un moteur qui me permet de faire passer des messages. Comme ce jour où j’ai porté des dreadlocks sur un tapis rouge afin de casser les stéréotypes ou pour mettre en avant les créateurs noirs ! Law Roach, mon styliste, travaille avec moi depuis mes 13 ans. Ensemble, nous avons grandi, exploré, osé. D’ailleurs, je le vois plus comme un “image architect”, car il conçoit une véritable narration visuelle autour de mes apparitions, sur tapis rouge, pour les campagnes de mode ou à l’écran. Law est mon alter ego créatif ! La robe Jeanne d’Arc signée Versace au Met Gala 2018, la robe jaune citron Vintage Valentino aux Oscars 2021, les pièces Schiaparelli, Loewe ou Vivienne Westwood, c’est lui !
Ainsi que le mythique “robot suit” Mugler que vous portiez à la première londonienne de Dune : Part Two ?
Tout à fait ! C’est Law Roach qui a repéré et sélectionné cette pièce iconique dans les archives de la Maison Mugler. Il a réajusté le costume à ma morphologie. Le modèle original avait été porté par la mannequin Emma Sjöberg pour la collection automne-hiver 1995. Pour moi, la mode dépasse de loin le simple fait de s’habiller. Elle m’a aidée à sortir de ma zone de confort, à m’affirmer, à ne plus craindre le regard des autres. Porter ce qu’on veut, c’est une manière de reprendre le pouvoir.

A quoi ressemble le dressing idéal selon Zendaya ?
Ces derniers temps, j’avoue avoir un peu pété les plombs avec les chaussures. Je ne pourrais même plus vous dire très exactement combien j’en ai… Mais je pourrais vous dire, très précisément, dans quelles circonstances je les ai portées ! Je préfère avoir des vêtements bien coupés, bien taillés dans des matières nobles, qu’une multitude de fringues qui boulochent dès que vous les frottez ou qui s’affaissent dès qu’il pleut. J’essaye de convaincre mes amis d’opter pour des vêtements fabriqués avec du coton organique. Quand on sait à quel point le coton est un grand consommateur d’eau, je ne comprends pas comment les jeanneries, par exemple, ne montrent pas le bon exemple en ne travaillant qu’avec des fournisseurs écofriendly.
Comment réagissez-vous quand vous lisez dans les magazines : “Zendaya est la plus sexy des actrices !” ? Etre réduite à une image, cela vous gêne ? Cela vous peine ?
Etre sexy, ce n’est pas quelque chose que je recherche. Quand je me réveille, je ne me dis pas : “Ce matin, je veux que tous les hommes me complimentent pour mon look.” Pour moi, la vraie sexy attitude, c’est de rester naturelle dans sa façon de bouger, de parler, d’aborder les gens et, bien sûr, de se vêtir et de se maquiller. J’ajoute que des filles mieux fichues que moi, vous en avez plein, à Hollywood… Personnellement, j’ai toujours essayé de sortir du carcan de l’apparence.
Vous dégagez une énergie, une force tranquille mêlée de passion. Avez-vous toujours été aussi déterminée ?
Pas du tout ! Adolescente, j’avais souvent peur de ne pas être à la hauteur. Aujourd’hui, je me dis que je le suis. Ma seule inquiétude, c’est de ne pas évoluer assez vite.
Comment réussissez-vous à garder les pieds sur terre dans ce monde superficiel que l’on appelle Hollywood ?
J’ai des semelles en plomb : c’est ça, le secret ! Plus sérieusement… j’adore faire des photos. Je précise “prendre des photos” et non “être prise en photo” ! (Rires.) Je photographie tout et n’importe quoi, au gré de mes envies. Cela me permet de rester en prise avec la réalité. Je n’ai aucun sujet de prédilection. Je me laisse diriger par mon instinct.

Si Zendaya n’avait pas été la star que l’on admire ou la muse que les designers s’arrachent, bref, si le succès n’avait pas frappé à sa porte, elle ferait quoi aujourd’hui ?
Je pense qu’elle serait prof. (Rires.) J’ai beaucoup appris en observant mes parents. Ma mère enseignait dans des conditions difficiles, sans moyens mais avec une passion immense. Elle parvenait à offrir aux enfants un peu de rêve, d’art, de curiosité. J’allais souvent l’aider dans sa classe, et c’est là que j’ai compris à quel point l’éducation pouvait être inégalitaire. Cette injustice m’a profondément marquée.
Qu’aimeriez-vous enseigner ?
J’aimerais créer une école dans les quartiers défavorisés, un lieu où l’on enseigne à penser, à imaginer, à réfléchir autrement. Une école qui donne envie de rêver et de croire en soi. On perçoit chez vous une conscience politique.
Que voudriez-vous changer dans l’Amérique d’aujourd’hui ?
(Rires.) A part le président ? Plus sérieusement, j’aimerais qu’on investisse davantage dans la jeunesse. Les jeunes sont ouverts, conscients, solidaires. Avec eux, le monde peut devenir bien meilleur. Des jeunes qui m’inspirent, j’en rencontre quotidiennement. Certains sont bien moins âgés que moi et consacrent déjà leur vie à faire bouger les choses. Cela me rend optimiste. Cela confirme qu’il y a une lumière au bout du tunnel.

Quel conseil donneriez-vous à une jeune qui souhaiterait suivre vos traces ?
Restez vous-même ! Etre soi-même, c’est fêter son individualité et c’est apprendre à être heureux avec qui vous êtes. Je sais que, pour beaucoup d’ados, je suis un “role model”, un référent, un exemple à suivre. C’est flatteur. Cela me touche. Mais je trouve que ce rôle ne m’incombe pas. C’est aux parents de donner des orientations, pas à moi. Dites-vous aussi que nous avons tous un talent, une petite graine qu’il faut arroser constamment. Moi, j’ai découvert très jeune que je voulais faire ce métier. J’ai nourri ce rêve. Je l’ai dorloté, protégé. Si vous avez foi en vous, si vous sentez que vous êtes animé par une énergie positive, alors laissez-la vous montrer le chemin et méfiez-vous des gens qui veulent la contrôler.
Vous avez marqué les esprits avec Euphoria, une série produite par le chanteur Drake qui dépeint les ravages de la drogue chez les jeunes. Ce personnage très provocant est à des années-lumière de ceux que vous aviez incarnés auparavant – loin d’Agent K.C. sur Disney Channel ou de la saga Spider-Man. Comment décririez-vous cette série qui, selon moi, devrait être reconnue d’utilité publique tant elle secoue les consciences ?
Euphoria est un portrait brut, sans filtre, de l’addiction, des angoisses et des difficultés de la jeunesse d’aujourd’hui. Oui, certaines scènes sont parfois dures à regarder, et elles peuvent choquer les plus sensibles, mais jamais nous ne faisons l’apologie de la drogue. Euphoria montre la réalité telle qu’elle est, crue, parfois violente, mais toujours sincère. On y parle aussi de solitude, de peur de l’échec, de rapports amoureux complexes, d’identité, de sexualité… Cette série a incontestablement ouvert un dialogue entre adolescents et parents. J’espère qu’Euphoria aide à libérer la parole. La drogue est un fléau, et, pour la combattre, il faut en parler sans détour. Euphoria devrait être regardé en famille. Nous essayons d’encourager les parents à parler plutôt qu’à interdire. Parce qu’avec un adolescent l’interdiction ne mène souvent à rien, pire, elle peut renforcer la transgression. Il ne s’agit pas de cautionner les excès, mais de comprendre ce qui se cache derrière. La force d’Euphoria, c’est sa capacité à capturer ce chaos intérieur, ce tumulte qui habite tant d’adolescents aujourd’hui.
Vous vivez dans un milieu où les stupéfiants circulent. Comment faites-vous pour ne pas être tentée ?
J’ai appris à bien compartimenter ma vie. D’un côté, il y a Zendaya l’actrice, de l’autre Zendaya une jeune femme bien décidée à préserver sa santé mentale et physique. Est-ce que c’est évident ? Non ! Personnellement, j’ai la chance d’avoir dans ma tête des petits boutons que j’actionne intérieurement quand je souhaite m’isoler. Pour ce qui est des drogues, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont très jeune fait comprendre qu’il ne faut jamais les banaliser. Même celles dites “douces” ne sont pas sans danger.

A 15 ans, vous avez écrit un livre intitulé Between You and Me. Ce n’était pas un peu tôt… entre vous et moi ?
Pas si vous avez des choses à dire. Là, en l’occurrence, à écrire… Je m’étais lancé un défi. Je voulais me prouver que j’étais capable d’écrire et de synthétiser mes idées. Quand j’y songe, je ne m’en suis pas trop mal sortie ! Je trouve que c’est même plutôt cool d’avoir été jusqu’au bout. Je n’ai pas honte de ce livre. Même si cela me fait bizarre quand je relis certains passages. C’était il y a plus de dix ans. Une éternité !
Dune véhicule un message écolo ?
Oui ! C’est un film qui nous fait comprendre que notre maîtrise de la technologie n’a aucun effet sur la nature. Au contraire, elle nous dessert. C’est notre arrogance et le fait que nous jouons aux apprentis sorciers qui nous ont mis dans cette situation. Nous nous enlisons dans des sables mouvants et nous avons l’air impuissants…
Vous aimez la science-fiction ?
J’adore ! On lit souvent des histoires incroyables et on dit généralement : “C’est complètement fou et ça n’arrivera jamais !” Puis, quand on y regarde d’un peu près, on constate que la fiction rejoint parfois la réalité plus vite qu’on ne le croit.
Votre costume dans Dune n’a pas l’air confortable…
La panoplie de mon personnage n’a pas été conçue pour faire des défilés de mode ! C’est un costume qui permet de survivre dans le désert. Il recycle toute l’eau émise par le corps pour la rendre potable et la garder en réserve. Ce qui a été très difficile pour les gens qui l’ont fabriqué, c’est qu’il fasse à la fois primitif et moderne.
Les scènes où vous évoluez avec un tuyau dans le nez ne devaient pas être évidentes à tourner, non plus ?
Le tuyau dans le nez fait partie du costume des Fremens, la tribu de Chani. Au départ, ce truc dans les narines me perturbait un peu. Mais je m’y suis habituée très vite. Les journées de tournage étant bien remplies, je ne me focalisais pas sur ça. Vous êtes l’incarnation même de la réussite.

Est-il vrai qu’à seulement 19 ans, alors que d’autres découvrent à peine la vie d’adulte, vous aviez déjà franchi un cap symbolique en vous offrant votre première maison ?
Oui, mais, avant qu’elle devienne un nid douillet, j’ai un peu campé. Le jour où j’ai emménagé, je n’avais pas de meubles. J’avais juste un matelas sur le sol et une chaise de jardin qui faisait office de canapé. Cette maison, je l’ai achetée alors que j’étais en train d’apprendre à devenir adulte. Je me souviens que je ne savais même pas comment trouver des assiettes ou acheter une poubelle. Je ne savais pas non plus comment installer Internet, s’abonner à l’électricité, l’eau et le gaz… C’est le genre de choses que l’on ne vous apprend pas à l’école.
Pendant longtemps, dans les films d’action ou de super-héros, 99 % des acteurs étaient blancs. Aujourd’hui, les visages asiatiques, indiens, afroaméri-cains occupent enfin l’écran. Hollywood s’est ouvert ?
Ce n’est que récemment que les choses ont commencé à bouger. C’est d’ailleurs ce qui rend les films Spider-Man si particuliers. La diversité du casting n’est pas un effet de mode, c’est juste le reflet du monde tel qu’il est. Il était temps que le cinéma s’y mette. Aujourd’hui, les jeunes peuvent enfin se reconnaître à l’écran. Participer à ça est vraiment une belle chose. Nous sommes tous des enfants de l’immigration. Mon père est afro-américain, ma mère est blanche. Il a fait un test ADN pour retrouver la trace de ses racines africaines… Cette mosaïque d’origines, c’est ce qui fait la richesse de l’Amérique, sa beauté aussi, quand elle choisit d’en être fière.
Où vous voyez-vous dans cinq ans ?
Heureuse, je l’espère. Je n’ai jamais couru après l’argent ni la gloire. Ce qui compte, c’est la justesse d’un rôle, pas sa taille. Je préfère une seule réplique dans un grand film qu’un premier rôle dans un mauvais. Spider-Man était un rêve d’enfant, The Greatest Showman m’a poussée au-delà de mes limites, Dune a été une super expérience qui m’a mise à l’épreuve…

Vous avez souvent cité Oprah Winfrey comme modèle. Vous aussi vous produisez, vous créez, vous êtes la porte-parole de certaines causes. A seulement 18 ans, vous défendiez déjà l’égalité des salaires chez Disney…
Merci ! Oui, Oprah m’a profondément inspirée. J’ai toujours refusé qu’on me dise que je ne pouvais pas tout faire. J’adore jouer, mais j’aime aussi créer. Et j’aimerais un jour réaliser. J’ai commencé à m’y intéresser sur le tournage de Malcolm & Marie : comprendre comment éclairer un film en noir et blanc, comment cadrer, comment transmettre une émotion sans dialogues… C’est un art en soi, et j’en suis tombée amoureuse. Sur Spider-Man, le réalisateur John Watts me laissait venir sur le plateau même les jours où je ne tournais pas, juste pour observer, apprendre. Mon rêve serait de diriger un film un jour… peut-être sans y jouer. Produire, créer des opportunités, donner vie à des projets, c’est ce qui m’anime profondément. Aujourd’hui, j’ai simplement envie de continuer à apprendre et surtout à grandir.
Pas trop, si je peux me permettre ! Vous êtes déjà très grande physiquement et… professionnellement !
(Rires.) Rassurez-vous, j’ai de la marge ! Surtout quand je suis à côté de ma mère. Elle a une tête de plus que moi !
Propos recueillis par Franck Olivier Rousseau
Image principale : Gareth Cattermole / Getty Images
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