Allez savoir pourquoi Sydney Sweeney, actrice et productrice parmi les mieux payées d’Hollywood, deux fois nominée aux Emmy Awards (pour ses interprétations d’adolescentes perturbées dans les séries Euphoria et The White Lotus), qui a connu un énorme succès public avec Tout sauf toi, où elle fait enrager le beau Glen Powell, comédie sentimentale qui a rapporté 220 millions de dollars pour un minuscule budget de 25 millions de dollars… est une personnalité si controversée, une des seules actuellement capables de déclencher des polémiques passionnées, une actrice qui va de triomphes en échecs pour rebondir sur de nouveaux succès…
Parce qu’elle est fort jolie, que ses yeux tombent un peu, qu’elle cultive avec gourmandise son côté pin up sexy, qui fait un atout de sa petite taille, et qui n’hésite jamais à mettre en avant ses seins généreux dans des décolletés toujours plongeants ? Parce qu’elle aime les rôles qui dérangent ?
La belle répond avec finesse : «Quand les médias titrent des trucs comme “Sydney Sweeney affiche son décolleté” ou “Sydney Sweeney porte une robe scandaleuse”, je me dis : j’ai juste des seins ! Et si quelqu’un d’autre la portait, cette robe, les journalistes diraient sûrement : “Oh, comme c’est élégant !” Ce n’est pas parce que j’ai des seins que cela change la donne. L’une des questions que l’on me pose le plus souvent, c’est : “Etes-vous féministe ?” Eh bien, je le suis, en acceptant le corps que j’ai. C’est mon geste sexy et fort, et je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de mal à cela. C’est de cette façon que je revendique la liberté de mon propre corps… Je les aime, mes seins !»

©Taylor Hill/FilmMagic
«L’une des questions que l’on me pose le plus souvent, c’est : “Etes-vous féministe ?” Eh bien, je le suis, en acceptant le corps que j’ai. C’est mon geste sexy et fort, et je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de mal à cela. C’est de cette façon que je revendique la liberté de mon propre corps…»
Mike White, célèbre producteur et réalisateur, le créateur de la série White Lotus, dit d’elle : «Elle est très attachante. Comme personne, elle est charmante, et, en plus, très photogénique. Pendant le tournage, mon regard était constamment attiré par elle, peu importe qui était à ses côtés. C’est un magnétisme naturel à l’écran, difficile à quantifier. Elle a ça, tout simplement. Je ne sais pas ce qui fait de quelqu’un une star, mais elle a ce petit quelque chose d’indéfinissable.»
L’été dernier, le slogan d’une publicité pour la marque Eagle Jeans, qui placardait sur une photo sexy «Sydney Sweeney Has Great Jeans» (comprendre «de bons gènes»), a déclenché une tempête polémique qui a enflammé les réseaux sociaux. Comme Sydney est blonde et a les yeux bleus, un professeur de l’université Columbia a affirmé que la pub était “porteuse de messages eugénistes”. Une femme sur TikTok a qualifié la publicité de “l’un des messages racistes les plus flagrants et les plus explicites que nous ayons vus depuis longtemps”. D’autres n’ont pas hésité à comparer la publicité à de la propagande “nazie”. Même le président Trump s’en est mêlé, faisant, lui, sans surprise, l’éloge de la publicité. D’autres ont voulu calmer le jeu sans beaucoup de succès en expliquant : “Vous êtes en colère contre Sydney Sweeney parce qu’elle est blanche, blonde, qu’elle a les yeux bleus et qu’elle est belle”… Malgré la controverse, ou peut-être, sait-on jamais, grâce à elle, les ventes d’American Eagle ont explosé et le cours de l’action de la société a bondi de 25 % !

Sydney Sweeney vient juste de sortir du silence qu’elle s’était imposé après cette avalanche de haine et de passion. Elle explique qu’elle a préféré attendre, tellement la situation était à ses yeux «surréaliste» : «Je ne suis pas là pour dire aux gens ce qu’ils doivent penser. J’ai fait une pub pour des jeans. Franchement, la réaction a été une surprise, mais j’adore les jeans. Je ne porte que des jeans. Je suis littéralement en jean et tee-shirt tous les jours. Je sais qui je suis. Je sais ce qui compte pour moi. Je sais que je suis une personne gentille. Je sais que j’aime beaucoup de choses, et je sais que j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve. Alors, je ne laisse pas les autres définir qui je suis.»
Désormais, Sydney fait l’éloge de la retenue : «Pour moi, les avantages professionnels de la discrétion résident dans ma santé mentale et physique. Je pense que, si je me dévoilais constamment, il ne me resterait plus rien. Je suis juste une jeune femme de 29 ans qui cherche sa voie, j’apprends encore, je vais faire des erreurs et je vais évoluer. Et je pense qu’il est important de pouvoir le faire sans avoir à tout dire, tout le temps. Tout en avouant son attirance pour l’imperfection : «Je suis attirée par les personnages et les histoires complexes, parfois moralement discutables, et j’aime inciter le public à éprouver de l’empathie pour eux. J’interprète beaucoup de personnages qui divisent, et je pense que beaucoup de gens croient me connaître, mais ce n’est pas le cas. Alors, quand on pense : “Ah, c’est un sex-symbol”, ou : “Elle en joue”, je me dis : “Non, je me sens bien, je le fais pour moi et je me sens forte. Et j’espère pouvoir inspirer d’autres femmes à avoir confiance en elles, à assumer leurs atouts et à se sentir bien, car on ne devrait pas avoir à s’excuser, à se cacher ou à se dissimuler.»

©Mickey & Mina LLC
Après le relatif échec aux Etats-Unis de Christy, réalisé par David Michôd (sortie en France le 4 mars 2026), où elle incarnait, teinte en brune et avec 14 kilos de plus, et dans un style très Actor’s Studio, l’histoire vraie de Christy Martin, une boxeuse professionnelle qui a vécu une relation toxique avec son entraîneur de mari… qui tentera de la tuer… Sydney Sweeney a su répondre aux critiques avec courage : «Je suis fière de ce film. Cette expérience a été l’un des plus grands honneurs de ma vie. Ce film parle de survie, de courage et d’espoir. Nous avons aidé à sensibiliser beaucoup de personnes affectées par la violence domestique. Nous avons tous signé pour ce film parce que nous avions la conviction que l’histoire de Christy pouvait sauver des vies. Si Christy a donné à ne serait-ce qu’une femme le courage de faire son premier pas vers la sécurité, alors nous aurons réussi. On ne fait pas toujours de l’art pour les chiffres, mais pour l’impact. Et Christy a été le projet le plus marquant de ma vie.»
Sydney Sweeney a l’habitude de se battre et de défendre ses choix. Et en particulier de défendre… son physique. Son dernier film, salué par la critique, The Housmaid (La Femme de ménage), vient de connaître un surprenant et revigorant succès au box-office américain, rapportant 133 millions de dollars en moins de trois semaines sur un budget de 35 millions de dollars. Le film raconte, avec force, l’histoire d’une jeune femme tourmentée qui trouve un nouveau départ en devenant domestique dans la famille d’une femme très riche, mais dont tous les membres vont se révéler pervers et toxiques…

La Femme de Ménage ©Lionsgate
Le magazine Variety confirme qu’une suite est déjà en préparation : intitulée The Housemaid’s Secret, avec toujours Sydney Sweeney dans le rôle principal et Paul Feig à la réalisation. Sweeney va aussi être présente dans la troisième saison tant attendue d’Euphoria. Et elle incarnera la troublante Kim Novak dans Scandalous, le premier film réalisé par Colman Domingo. Cet hiver, lorsqu’un média américain lui a demandé si les rumeurs concernant son rôle dans un James Bond étaient fondées, Sweeney a répondu de façon très prudente : «Je ne sais pas. J’ai toujours été une grande fan de la franchise et je suis impatiente de voir ce qu’ils vont en faire. Cela dépend du scénario.» Ajoutant malicieusement : «Je pense que je m’amuserais davantage dans le rôle de James Bond.» Puis, elle a conclu, conforme à son personnage : «Il y a beaucoup de choses qui me font peur, mais ça ne m’arrête pas. En général, si quelque chose me fait peur, je le fais. J’ai le vertige, mais j’ai sauté d’un avion et j’ai fait du parachutisme. Je crie pendant toute la descente, mais après, j’ai envie de recommencer.»
Séraphin Bonnot
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