Nous avons voulu mieux connaître la stratégie de la marque BYD, qui bénéficie en France, en Europe et aux Etats-Unis, d’un développement exceptionnel : elle a vendu 2,26 millions de véhicules électriques en 2025, record mondial ! Nous avons posé nos questions à Stella Li, la vice-présidente. Les réponses sont percutantes.
Comment décririez-vous BYD, qui signifie “Build Your Dreams” ?
BYD est une entreprise technologique mondiale. Nous avons commencé en 1995 comme fabricant de batteries, et, aujourd’hui, nous avons élargi nos activités à quatre grands secteurs : l’électronique, les nouvelles énergies, l’automobile et le transport ferroviaire. Nous comptons plus de 120 000 ingé-nieurs en recherche et développement, ce qui fait de BYD l’un des plus grands laboratoires d’innovation au monde.

Stella Li
Quel est le principal atout de BYD ?
L’intégration verticale. BYD est la seule entreprise au monde à maîtriser toutes les technologies des véhicules à énergies nouvelles, batteries, moteurs électriques et électronique de puissance. Cette indépendance nous permet d’innover plus rapidement, d’assurer une qualité constante et de croître efficacement. Nos clients bénéficient de véhicules plus sûrs, plus fiables et plus efficients. Notre lutte contre le changement climatique ne s’arrête jamais. Cette année, nous avons officiellement publié notre objectif ESG : réduire notre intensité carbone de 50 % d’ici 2030. Nous serons neutres en carbone d’ici 2045.
Qu’est-ce qui distingue BYD ?
Nous sommes avant tout une entreprise technologique dirigée par des ingénieurs. Nous avons bâti notre leadership sur l’innovation interne. Nous développons chaque composant clé nous-mêmes. Notre batterie Blade en est un exemple parfait : une technologie LFP sans cobalt, donc sans métaux rares, qui a redéfini les normes de sécurité mondiales et offre une durabilité exceptionnelle.
Quelle réalisation vous rend la plus fière ?
Je suis fière que BYD soit devenu le leader mondial des véhicules à énergies nouvelles et que nous ayons atteint cet objectif en restant fidèles à nos valeurs. En 2025, nous avons célébré l’étape historique de la production de 15 millions de véhicules à énergies nouvelles dans le monde.
Diriez-vous que la diversité est l’une de vos forces principales ?
Absolument. Notre écosystème diversifié – des batteries à l’énergie solaire, des systèmes ferroviaires aux produits électroniques grand public – nous confère une perspective unique et une vraie profondeur technologique. Chaque secteur renforce les autres.
Quelle est votre vision derrière le lancement de la marque Denza ?
Denza représente le nouveau premium pour une nouvelle ère de la mobilité. La marque allie un design élé-gant influencé par l’Europe avec les technologies intelligentes les plus avancées de BYD. L’objectif est d’offrir aux clients quelque chose de nouveau : un design élégant et intemporel, des performances électriques ou hybrides de pointe, le tout avec un raffinement et un confort exceptionnels.
Quel est l’objectif global de BYD ?
Conduire la transformation mondiale vers une mobilité électrifiée. Offrir des technologies accessibles, produire localement, développer des partenariats solides et améliorer en continu l’expérience client.
Où voyez-vous BYD dans cinq ans ?
Dans cinq ans, BYD sera encore plus mondial, plus local, et encore plus innovant. En Europe, nous aurons une empreinte industrielle forte incluant notre nouveau siège européen et notre centre de recherche et développement en Hongrie, ainsi que notre première usine de production locale à Szeged.

Combien de concessions prévoyez-vous d’ouvrir en France d’ici fin 2026 ?
Notre plan est de continuer à élargir notre réseau rapidement. D’ici fin 2026, la France comptabilisera environ 200 concessions.
Le fait d’être une femme est-il un avantage pour diriger le développement mondial de BYD ?
Je ne considère pas cela comme une question d’avantage ou de désavantage. Ce qui compte vraiment, c’est les capacités, les résultats et l’état d’esprit. Chez BYD, nous évoluons dans un environnement très technique avec de nombreux ingénieurs. Nous ne pensons jamais en termes d’hommes ou de femmes. Nous pensons uniquement en termes de compétence.
Propos recueillis par Anne Delalandre
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